Santé: Les punaises de lit, des grands vecteurs de l’histamine

Mise à part qu’elles ne transmettent pas des maladies, les punaises ont la capacité de sécrété de l’histamine dans les logements qu’elles infestent. La molécule impliquée dans les réactions allergiques reste même des mois après la disparition des punaises.

Les punaises de lit Cimex lectularius causent bien du souci aux habitants qui en font la fâcheuse expérience, car il n’est pas si simple de s’en débarrasser : les traitements professionnels sont couteux, l’utilisation des insecticides dans des logements et a fortiori dans des lits pose problème et en plus, les punaises de lit ont développé des résistances aux insecticides.
Du point de vue sanitaire, la piqure des punaises de lit ne semble pas transmettre de maladie. En laboratoire, elle peut propager l’agent de la maladie de Chagas ( Trypanosoma cruzi ) mais il n’y a pas de preuve qu’une telle transmission existe dans la vie réelle. Et si le risque pour la santé était tout autre, et lié à une autre molécule laissée par les punaises dans votre maison ?

Les punaises de lit libèrent naturellement de l’histamine dans leurs excréments. Elles s’en servent même pour marquer un bon emplacement pour venir s’y agréger.
Lorsque des punaises de lit arrivent dans un logement, elles ont tendance à se concentrer dans les chambres ou dorment les humains leur source de nourriture.

Chez l’homme, l’histamine est naturellement libérée lors d’une réponse immunitaire. Elle favorise l’inflammation et la lutte contre les pathogènes. Mais elle peut aussi avoir un effet nocif, causant des rougeurs par contact avec la peau des problèmes respiratoires par inhalation.

Les appartements infestés avaient beaucoup plus d’histamine dans leur poussière que les logements non infectés du même complexe ou que d’autre appartements situés à plus de 08km. Les niveaux d’histamine dans les logements infestées étaient au moins 20fois plus élevées : 54,6 g pour 100 mg de poussière, contre moins de 2,5 pour 100 mg fr poussière dans les logements non infestés.
Les chercheurs ont aussi mesuré l’histamine après que le logement a été traité à la chaleur contre les punaises de lit. Pendant les trois mois qui suivaient le traitement, les niveaux d’histamine ne diminuaient pas beaucoup : malgré la chaleur, la molécule persistait dans le logement.

Pour plus d’efficacité, il faudrait peut-être associer le traitement thermique à un nettoyage rigoureux de l’appartement.

La rédaction

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