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ODD 12 : habitudes quotidiennes de l’homme , vecteurs d’une plus grande dégradation de l’environnement

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Le douzième objectif  du développement durable (ODD12) est un appel pour les producteurs, les consommateurs, les communautés et les gouvernements à réfléchir sur leurs habitudes et usages en termes de consommation, de production de déchets, à l’impact environnemental et social de l’ensemble de la chaîne de valeur de nos produits.

Plus globalement, cet ODD réclame de comprendre les interconnexions entre les décisions personnelles et collectives, et de percevoir les impacts de nos comportements respectifs entre les pays et à l’échelle mondiale.

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Au niveau mondial, nous continuons d’exploiter un volume toujours plus croissant de ressources naturelles afin de soutenir l’activité économique. L’efficience avec laquelle ces ressources sont utilisées reste inchangée au niveau mondial, et nous n’avons pas encore dissocié la croissance économique de l’utilisation des ressources naturelles. La production de déchets augmente à travers le monde.

Près du tiers de la nourriture produite chaque année pour la consommation humaine est perdue ou gaspillée, en majorité dans les pays développés.

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Il faut agir rapidement afin d’assurer que les besoins matériels actuels ne conduisent pas à une surexploitation des ressources et à une plus grande dégradation de l’environnement.

Des politiques doivent être adoptées pour améliorer l’efficience des ressources, réduire le gaspillage et intégrer les pratiques de développement durable dans tous les secteurs de l’économie.

La réduction de notre empreinte matérielle est un impératif mondial. L’empreinte matérielle représente la quantité totale de matières premières extraites pour satisfaire les demandes de consommation finale.

C’est une indication de la pression exercée sur l’environnement pour soutenir la croissance économique et satisfaire les besoins matériels des individus. L’empreinte matérielle mondiale est passée de 43 milliards de tonnes métriques en 1990 à 54 milliards en 2000 et 92 milliards en 2017, soit une augmentation de 70% depuis 2000 et 113% depuis 1990. Le taux d’exploitation des ressources naturelles s’est accéléré depuis 2000.

En l’absence d’une action politique concertée, ce taux devrait croître à 190 milliards de tonnes métriques d’ici à 2060. En outre, l’empreinte matérielle mondiale augmente à un rythme plus rapide que celui de la population et de la production économique.

En d’autres termes, au niveau mondial, il n’y a pas eu une dissociation de la croissance de l’empreinte matérielle et de la croissance démographique ou de celle du produit intérieur brut (PIB). Il est impératif d’inverser cette tendance.

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Le mode de vie des personnes vivant dans les pays les plus riches est fortement dépendant des ressources extraites dans les pays les plus pauvres. L’empreinte matérielle par habitant a aussi augmenté à un rythme alarmant.

En 1990, près de 8,1 tonnes métriques de ressources naturelles étaient utilisés pour satisfaire les besoins d’une personne ; en 2017, il faut utiliser 12,2 tonnes métriques, soit une augmentation de 50%.

Cette année-là, les pays à revenu élevé avaient l’empreinte matérielle par habitant la plus élevée (approximativement 27 tonnes métriques par personne), 60% de plus que celle des pays à revenu intermédiaire (tranche supérieure) et plus de 13fois celle des pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure), qui est de 2 tonnes métriques par personne.

L’empreinte matérielle des pays à revenu élevé est plus grande que leur consommation matérielle nationale, ce qui indique que la consommation dans ces pays dépend de matières provenant d’autres pays au moyen de chaînes d’approvisionnement internationales.

Les pays à revenu élevé ont besoin, pour chaque habitant, de 9,8 tonnes métriques de matières premières  extractives  ailleurs dans le monde.

Les progrès en matière d’utilisation rationnelle des ressources ne progressent pas assez vite. La consommation matérielle nationale mesure la quantité totale de matières, obtenues dans un pays ou en dehors du pays, directement utilisées par le pays pour satisfaire les demandes de biens et de services.

Cas du Togo vis à vis de l’ODD12

Même si au Togo, le second axe du Plan National pour le Développement se veut être une insufflation pour créer un véritable changement de paradigme en favorisant le développement des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives capables d’offrir des travaux à haute intensité de main d’œuvre et de créer de la richesse, il reste encore à faire.

Mais il est à noter  que sur  le terrain , il est établi  des modes de consommation et de production durable (ODD12), le curseur est mis en priorité sur les petits exploitants agricoles avec plusieurs initiatives en leur faveur dont le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) fondé sur le partage de risques et l’accès facile à des crédits agricoles.

Par ailleurs, la terre étant le premier capital dans le secteur agricole, un Code foncier et domanial vient d’être voté à la satisfaction de tous afin de mieux garantir et renforcer la sécurité foncière aux exploitants familiaux mais aussi d’attirer des investisseurs privés nationaux et étrangers.

Au niveau mondial, la consommation matérielle nationale est équivalente à l’empreinte matérielle et a atteint 92 milliards de tonnes métriques en 2017; elle a augmenté dans toutes les régions du monde de 2010 à 2017.

Edem K.

 


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