Le projet d’Amélioration de la résilience agricole à la salinité par le développement et la promotion des technologies adaptées aux producteurs vulnérables (RESADE) a été l’objet d’une rencontre d’échanges ce vendredi à Lomé. Les résultats de la première année de mise en œuvre ont été présentés aux différents acteurs du monde agricole du Togo.
Ledit projet a pour but d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenues des petits producteurs en l’occurrence, les femmes des zones affectées par la salinité. En effet, la salinité touche plus 19 millions de terres cultivables dans le monde en général et en Afrique subsaharienne en particulier. Ce fléau provoque la réduction des rendements et occasionne ainsi l’insécurité alimentaire. La salinité étant due aux sels minéraux présents naturellement dans le sol, constitue un frein à la croissance des cultures.
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Prévue pour 4 ans, la mise en œuvre de ce projet a débuté en mars 2019 sous la supervision de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) en collaboration avec le Centre international pour l’agriculture biosaline (ICBA) basé à Doubaï. Durant la première année, le RESADE a été plus actif dans la région maritime.
Au rang des activités menées, on note des prospections faites dans 9 villages avec 27 prélèvements de sols effectués. « Neuf (9) échantillons des 27 prélèvements, après analyse, présentent des taux de salinité compris entre 2000 et 10.000 µS. Nettement supérieur à la normes de 2000µS », indique GOTO Chantal, coordonnatrice du RESADE au Togo.
À la suite de ces études géophysiques, l’aménagement des sols a suivi avec l’installation des essais de variétés de riz tolérantes à la salinité mise au point par l’ICBA.
« Ceci en attendant l’installation du hub de bonne pratique avec tout ce qu’il faut pour mettre le parquet technologique en place », précise la coordonnatrice.
Cette étude se poursuivra dans les autres régions du pays notamment de la centrale et des savanes. Au terme de ce projet, les bénéficiaires devront adopter de nouveaux systèmes de cultures tolérantes à la salinité avec des technologies et des pratiques d’intensification innovantes. Ce qui permettra l’augmentation de la productivité des terres salines de 30% et de rendement économique des petits producteurs de 20%.
L’exécution du projet est assurée financièrement par le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Edoh E.









