La Banque africaine de développement (Bad), bras financier du projet, a décidé : la réalisation des études architecturales et techniques de l’agroparc de la Kara est lancée ; ainsi que l’élaboration du dossier d’appel d’offres (DAO) dans le cadre du projet de l’agropole pilote du bassin de la Kara. Les propositions techniques obtenues les 28 octobre2019 ont abouti un an plus tard, le17 novembre dernier, à des propositions financières.
Et c’est l’espagnol Groupement INGENNUS URBANCO NS ULTI NG / CI RA S AS /BECATEC Sarl qui décroche le marché devant trois autres concurrents. Approbation de la Banque le03 mars 2021. Montant du contrat: Trois cent cinquante-deux millions huit cent soixante-dix mille six cents (352 870 600) Francs CFA HT. Date du démarrage du contrat: Mars 2021.
Le projet portant sur la mise en place de l’agropole de la Kara consiste pour l’essentiel à développer des infrastructures hydroagricoles dans le site du bassin de la Kara, sur une superficie de 165.000 hectares. Mais aussi à mettre en valeur les terres agricoles, et appuyer l’installation d’unités de transformation (agro-industrie) à travers l’investissement privé pour favoriser la transformation et la valorisation de la production agricole dans la zone du projet. Le projet prend en compte diverses filières dont les principales sont les filières riz, maïs, soja, anacarde, sésame, de même que les filières avicole et piscicole.
Identifiée parmi les huit projets prioritaires du Plan national de développement (PND 2018-2022), l’agropole du bassin de la Kara Nord-Est) sera la première à voir le jour.
Un site stratégiquement situé sur le corridor routier Lomé-Ouagadougou, pratiquement à mi-chemin entre les deux capitales – et leurs grands marchés, décrit le confrère de Jeune Afrique. Qui estime que l’enjeu, pour ces pôles de compétitivité, «est de parvenir à conjuguer les intérêts des communautés et des exploitations familiales à ceux des investisseurs privés, en mobilisant des producteurs, des industriels, ainsi que des négociants et distributeurs de mêmes filières».
L’ultime objectif étant de contribuer à la sécurité alimentaire du Togo, à la réduction du déficit de la balance commerciale, et au renforcement de l’inclusion sociale. Dans le cadre de cet agropole, il est envisagé la création d’au moins25 000 emplois, deux points de croissance du PIB agricole et un déficit de la balance agricole ramené à 38% (contre 44% actuellement) à l’horizon 2022.
L’UNION



