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L’ AFD consacrera 1 milliard d’euros pour la préservation de la biodiversité en Afrique

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À l’occasion du One Planet Summit organisé lundi 11 janvier à Paris, l’Agence française de développement annonce une augmentation de la part de ses financements climat favorables à la biodiversité, ainsi qu’un doublement des financements consacrés directement à la protection des écosystèmes.

 C’est ainsi qu’un nouveau plan en faveur de la biodiversité a été lancé avec pour objectif l’investissement d’un milliard d’euros d’ici à 2025. L’Afrique sera l’un des principaux bénéficiaires de ce financement.

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Le One Planet Summit qui s’est tenu en ligne le 11 janvier 2021 a servi de tremplin à l’Agence française de développement (AFD) pour annoncer son nouveau plan en faveur de la biodiversité.

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Dans le cadre de ce programme qui arrive à son terme en 2025, l’institution financière française investira un milliard d’euros pour la préservation de la biodiversité sur la planète. L’Afrique sera l’un des principaux bénéficiaires de ce plan puisque l’AFD prévoit d’allouer 600 millions de dollars en faveur de l’initiative de la Grande muraille verte.

Une telle enveloppe indique Gilles Kleitz, directeur du département Transition écologique et Gestion des ressources naturelles à l’AFD permettra d’être plus actifs encore dans les secteurs de l’agroécologie, de l’assainissement, de la gestion des bassins-versants, de la gestion et protection des forêts, des océans et de leurs ressources, tout en soutenant des projets de développement de la biodiversité en milieux urbains et périurbains.

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Aussi explique-t-il « Nous soutiendrons aussi une immense ambition de développement écologique et durable au Sahel, en finançant sur les cinq prochaines années des projets locaux et nationaux d’agroécologie et de filières certifiées, de restauration des savanes, de gestion plus durable du bois de chauffe (et sa substitution par des énergies renouvelables moins impactantes comme le solaire), et de lutte contre la dégradation des terres. Tout cela en lien avec des objectifs sociaux en faveur des populations rurales, notamment des femmes et des jeunes. C’est le projet de « grande muraille verte ».

Le but de ce méga projet lancé par l’Union africaine en janvier 2007 est de transformer la vie de millions de personnes en créant une mosaïque d’écosystèmes verts et productifs en Afrique du Nord, au Sahel et dans la Corne de l’Afrique.

Initialement conçue comme un long couloir de 15 km de large traversant tout le continent africain sur 7 800 km en passant par 11 pays (Gambie, Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Éthiopie, Érythrée et Djibouti), cette muraille doit relier Dakar (Sénégal) à Djibouti. Cela représentera environ 117 000 km2 ou 11,7 millions d’hectares de végétation.

Le financement des solutions basées sur la nature

Avec sa promesse de 600 millions d’euros, l’AFD rejoint la Banque africaine de développement (BAD) qui veut financer l’initiative de la Grande muraille verte à hauteur de 6,5 milliards de dollars sur 5 ans. « Lors du One Planet Summit, la France s’est donc engagée à ce que 30 % de sa finance climat soient directement favorables à la biodiversité d’ici à 2030 ; l’AFD se fixe d’atteindre cet objectif dès 2025. Pour y parvenir, l’AFD va renforcer ses investissements en faveur d’opérations à co-bénéfices biodiversité en favorisant le recours aux solutions fondées sur la nature (SfN) », indique l’institution financière.

Elle promet également d’accorder une attention particulière à la préservation de la biodiversité dans la mise en œuvre des projets de développement dans les secteurs de l’eau, l’assainissement, l’agriculture et de l’agro-écologie. L’AFD est particulièrement active dans ces secteurs dans plusieurs pays du continent africain. « Les secteurs de l’urbain, de la mobilité et de l’énergie, ainsi que le secteur financier, devront également mobiliser une partie de leurs financements climat en y associant des objectifs explicites en faveur de la biodiversité », ajoute l’AFD.

Estelle k.

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