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Grand dossier/Les Routes facteurs de développement ou freins à l’économie Togolaise

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Les infrastructures routières de base représentent un facteur essentiel dans le processus de développement d’un pays.  Elles sont une exigence à toute action d’investissement. Le secteur des infrastructures représente un objectif important du développement non seulement sur le plan de la croissance économique mais également dans sa capacité à réduire la pauvreté mais par ricochet ces même infrastructures constituent des problèmes au pays en développement à voir le cas du Togo.

 

Les réflexions sur le rôle des infrastructures sur la croissance ont été initialement évoquées par Adam smith en 1776, cet auteur  a indiqué que l’augmentation et l’amélioration des dotations infrastructurelles peuvent améliorer le service des transports par l’abaissement des couts de production, une augmentation des vitesses, une réduction des retards et par conséquent une croissance économique et social.

La Banque mondiale dans son rapport publié en 2009 sur les infrastructures en matière d’électricité, d’eau, de routes, de communications et des technologies de l’information relatif à 24 pays, dont 11 francophones, elle indique que  l’état pitoyable des infrastructures en Afrique Subsaharienne peut freiner la croissance des pays de deux points, chaque année, en limitant à 40% la productivité des entreprises

L’état des routes, obstacles au développement économique

Malgré l’importance des routes pour le développement économique global, l’efficacité  des systèmes des transports routiers de nombreux pays en développement est souvent limitée  à cause du mauvais état des routes avec des couts élevées d’utilisation et d’entretien  des véhicules.  Ces problèmes qui peuvent freiner  la croissance économique et contribuer à accentuer la pauvreté.

Selon l’économiste togolais  Palakiyém Kpemoua, le problème récurrent auquel les pays en développement doivent faire à ce 21ème siècle c’est le problème des infrastructures. « En ce début du 21ème siècle, l’un des problèmes auquel, les pays en développement doivent faire face est le problème des infrastructures. En Afrique, le développement des infrastructures se  fait à un rythme lent, par rapport à d’autres régions du monde, ce qui peut freiner la croissance économique et contribuer à accentuer la pauvreté. » Estime-t-il.

Le Togo pays en développement est beaucoup plus confrontée à ces difficultés. En effet, les routes dans le pays sont très étroites, provoquant des accidents, des engorgements, des embouteillages aux heures de pointe alors que le réseau ferroviaire est presque inexistant, si ce n’est que, quelques groupes privés qui utilisent les rares voies ferrés fonctionnelles pour le transport de leur fret.

Endimanché dans son costume de soie, et roulant sa Mercedes Benz , Abalo Farid, notaire de son état , la cinquantaine poussait un cri de désespoir ce matin-là en empruntant la voie de Lomé Anfouin pour Vogan. Une voie qui aurait permis que l’économie Togolaise puisse être au plus haut point, de par les migrations des populations commerçantes vers la ville.  « Ce n’est pas normal que cette voie soit ainsi, en pleine pluie c’est les moins praticables et pire on n’arrive pas à entretenir nos voitures tellement l’état endommage nos pneus. » explique le notaire.

Pendant  ce temps, le financement  national est généralement insuffisant pour couvrir les dépenses, le secteur routier continuant à dépendre fortement des donateurs. Au Togo comme dans tout pays en développement, les routes sont des catalyseurs indispensables pour le développement socio-économique, car elles permettent aux habitants d’accéder aux services sociaux et aux possibilités de développement économique.

Les efforts de l’état Togolais

En dépit de ces problèmes le gouvernement togolais a quand même mis en place de vastes projets d’infrastructures.  En 2012 le Togo a créé une Holding d’Etat dénommée TOGO INVEST Corporation ou projet corridor du Togo pour la construction d’infrastructures devant reliées le port autonome de Lomé, de Lomé à Cinkassé sur une distance de 760km. Cette holding est chargée de nouer des partenariats public-privés, pour la construction d’un chemin de fer, d’un réseau routier viable, d’un terminal minéralier, d’une centrale thermique et d’un réseau de télécommunications à larges bandes passante.

Cependant une question demeure. Quel est à long terme, l’impact des infrastructures de transport sur la croissance économique du Togo ? Une question qui doit susciter des réactions auprès du gouvernement pour que le cycle de vie du réseau routier soit pérenne.

Hector Nammangue

 

 

 

 


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