« Aujourd’hui nous sommes satisfaits de cette action qui consiste à accompagner les comités de développement à la base à mieux gérer la salubrité de leurs milieux »Eléonore KATANGA

En vue de résoudre le problème d’insalubrité et de rendre la ville de Lomé plus attrayante, l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB) accompagne les communautés à la base à travers le Programme de Développement Communautaire en zones urbaines (PDC-ZU) sur financement du Programme d’Appui aux Populations Vulnérables ( PAPV).

Après une année d’exercice de l’opération << Samedi Lomé-propre >>, un atelier-bilan de l’activité de salubrité sous l’égide de l’ANADEB a réuni ce vendredi les responsables de la plateforme des quinze (15) zones de différents quartiers. Le but de ladite rencontre est entre autres de, faire la situation de l’opération samedi Lomé-propre, relever les difficultés et envisager les approches de solutions et surtout, de sensibiliser les participants sur les méfaits des déchets plastiques.

Les Participants à la rencontre

En terme de sensibilisation, les participants ont été en long et en large édifiés par une communication du médecin Douti Luc, sur les conséquences néfastes de l’utilisation des plastiques sur la santé.

En 2012, 288 millions de tonnes de plastiques ont été produits sur la planète, soit près de 9 kg par seconde. Léger et solide, le plastique entre dans la fabrication d’une multitude d’objets : jouets, sacs de plastique, emballages alimentaires, appareils électroniques… Et tout ce plastique produit a des impacts sur notre santé et sur celle de l’environnement.

La fabrication de plastiques nécessite des quantités considérables de pétrole puisqu’ils sont des polymères synthétiques fabriqués à partir de ce combustible fossile. Des produits chimiques y sont généralement ajoutés afin de leur conférer certaines qualités, rigidité ou souplesse, couleur, etc. Certains de ces additifs chimiques peuvent se dégager des matières plastiques, quand elles sont usées ou soumises à la chaleur, et être ingérés par l’humain. Les conséquences d’une ingestion à long terme de ces substances sont encore mal connues, mais causent certaines inquiétudes, entre autres le cancer, la diminution de la fertilité, et aussi l’écoulement du nez sur plusieurs mois ou toute une année.

Généralement, les plastiques après utilisation se retrouvent dans les sites d’enfouissement ou sont tout simplement jetés dans l’environnement. Une fois enfoui, le plastique met entre 100 et 1 000 ans à se dégrader et produit du méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Et s’il est jeté dans l’environnement, le plasti­que risque d’être ingéré par des animaux ou de polluer, en se dégradant des sites sensibles, des cours d’eau ou des milieux humides.

 » Outre le bilan des activités de salubrité, cette rencontre a servi de cadre de partages et d’échanges  » a laissé entendre le président du Comité de Développement de Quartier de Tokoin Dogbéavou.

Un des fruits palpables de nos actions est le rail de Doumasséssé rendu vivable de nos jours, a t-il ajouté.

 » Aujourd’hui nous sommes satisfaits de cette action qui consiste à accompagner les comités de développement à la base à mieux gérer la salubrité de leurs milieux  » a laissé entendre Eléonore KATANGA, DG de l’ANADEB.

Cette action coûte à l’ANADEB, environ 10 millions de FCFA chaque 2 semaines, un fonds qui provient des partenaires dont le PAPV.

Pour le développement de nos milieux, il est de bon ton que tout le monde se fédère pour des actions citoyennes ce qui donnera un nouveau visage à notre ville.

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