Santé : Augustin Dokla, un particulier séropositif

Pendant longtemps, être porteur du virus du SIDA était synonyme d’exclusion sociale. Mais aujourd’hui, nombreux sont ces personnes vivantes avec le VIH/SIDA à l’instar d’Augustin Dokla qui s’assument.

Le regard profond, physique d’athlète, tout porte à croire que nous sommes en face d’une homme ‘‘normal’’. Rien ne laisse transparaître le mal avec lequel il vit depuis des années, quand on se réfère à la description qu’on faisait d’eux il y’a encore quelques années.

Du haut de ses 44 ans, le jeune homme courtois et sociable vit en effet depuis 1999 avec le virus du Sida. Alors âgé de 28 ans, Augustin Dokla apprends suite à une banale toux qu’il est séropositif. « Chaque fois que je tombais malade, j’allais à l’hôpital, mais aucun médecin n’osait m’informer. Car à l’époque le sida était synonyme de mort, les médicaments étant rares et très chers ! C’est après trois mois d’hospitalisation due à une pneumonie que j’ai décidé de faire le test. » Le début du calvaire pour celui qui est surnommé Tino : « Ça n’a pas été du tout facile ! Je ne sais pas comment j’ai pu attraper ce virus ».

Engagement

Malgré son statut, Augustin ne se laisse pas abattre et garde le sourire. Aujourd’hui, le jeune s’est engagé à apporter son soutien aux personnes vivantes avec le virus du sida. Il passe la majeure partie de son temps à les aider et à les sensibiliser contre ce « foutu virus ». Il est le coordonnateur de la ligne verte info santé. Une ligne via laquelle Tino, aidé de son équipe accueille, renseigne et oriente les appelants sur des thèmes liés aux infections sexuellement transmissibles, le VIH/SIDA, les violences basées sur le genre.

Outre cette ligne, Augustin Dokla est le directeur du Réseau des personnes vivantes avec le VIH/SIDA (RAS+). Il est également membre de l’ong Espoir-vie.

Pour lui, son engagement est sa seule façon de se maintenir en vie. « …j’ai juste refusé de mourir, pour m’engager contre ce foutu virus…Aider les autre à ne pas contacter le virus du sida est le seul combat qui me reste. Je sensibilise, j’informe, j’éduque, je conseille…bref je suis un activiste pour la vie ! Et je donne un sens à ma vie chaque fois que je témoigne ».
Face aux stigmatisations et à la dureté de cette maladie, Augustin Dokla a opté pour l’optimisme. Une attitude qui lui donne aujourd’hui le souffle de vie et lui permet de surmonter les obstacles : « Je reste optimiste sans ébranler mon moral ».

- Publicité -spot_img

Laisser un commentaire

lire la suite

Articles récents