« A travers les cantines scolaires, nous pouvons promouvoir le développement local d’où l’agriculture locale » Victoire Dogbé

Trois (03) Écoles primaires publiques (EPP) bénéficiaires de cantine scolaire dans la préfecture du Bas-mono, à savoir l’EPP Gninoume, EPP Kpetsou et EPP Kpotèmé ont été visitées tour à tour par le Ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Madame Victoire TOMEGAH DOGBE ce mercredi à Lomé.

Cette visite a eu pour objectif, de s’assurer de l’effectivité du démarrage de l’opération de fourniture des repas scolaires, de prendre contact avec les acteurs impliqués (ONG, Directeurs d’école, les Comités de parents d’élèves, les mamans cantines) dans la fourniture des repas dans les écoles visitées, d’échanger avec eux sur les conditions de démarrage de l’opération à cette rentrée, et de recueillir leurs points de vue pour les améliorations possibles.

la ministre dans l’une des écoles

Il s’est agi en premier temps pour la ministre de visiter l’EPP Gninoumé afin de prendre connaissance et à apprécier les préparatifs pour la cuisson du repas, et en deuxième temps, l’EPP Kpétsou , qui lui a donné la possibilité de constater et apprécier le déroulement de la cuisson du repas et enfin dans l’EPP Kpotèmé, elle a observé les écoliers prendre le repas.

« Aujourd’hui, ils sont 304 écoles touchées par les cantines scolaires avec un minimum de 90 000 élèves ou soit 100 000 bientôt, vu le nombre des enfants qui s’y intéressent. Pour gérer la cantine scolaire, il faut l’implication de tous, et nous avons des ONG qui sont sélectionnées sur des critères précis pour proposer l’encadrement accompagné, mais les ressources qui sont dédiées aux cantines scolaires sont gérées par le comité des parents d’élèves » a indiqué, Victoire Tomegah-Dogbé, la ministre en charge du développement à la base.

victoire Dogbé qui suit l’éffectivité des cantines scolaires

Et de poursuivre «  l’une des particularités dans la cuisson du repas, c’est d’utiliser les produits locaux dans les menus. Car nous savons qu’à travers la cantine scolaire, nous pouvons promouvoir le développement local, c’est des revenus qui sont appropriés aux mamans qui préparent et il faut absolument promouvoir l’agriculture locale. Ces mamans cantinières qui sont autour de 2000 au total sur le territoire togolais ont été formés sur la manière d’utiliser les produits locaux pour proposer des menus équilibrés sains aux enfants et c’est important que les enfants mangent en quantité suffisante, mais surtout en respectant les apports en minéraux. »

Pour le Point Focal Alimentation Scolaire Région Maritime, Adeje KWAMI, l’arrivée des cantines scolaires dans les écoles aux localités a eu un impact nettement positif sur la réussite des élèves.

« Nous sommes dans des milieux reculés qui présentent beaucoup d’éléments qui indisposent beaucoup d’élèves pour la bonne suivie des cours notamment le fait de ne pas manger et surtout le déplacement pour d’autres. Cependant avec l’arrivée du projet   » cantine scolaire » arrivée depuis 2004 dans toutes les écoles, le taux de fréquentation a nettement augmenté et on a noté une amélioration du taux d’examen et vraiment l’impact positif est réel. La cantine scolaire doit être considérée comme un service scolaire. »

les mamans cantines à l’oeuvre

Par ailleurs, les cantines scolaires relèvent du projet de Filets sociaux et services de base (FSB) lancé officiellement par le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE le 06 février dernier à Yaka dans la préfecture de Doufelgou.

Financée par l’Etat togolais et le groupe de la Banque mondiale, respectivement à hauteur de 1 milliard de francs CFA par an et 3 milliards de francs CFA pour une durée de 2 ans, cette composante du projet FSB vise à accroître l’accès des enfants des communautés les plus pauvres du Togo à des repas scolaires réguliers, ce qui devrait en retour améliorer la fréquentation et la rétention dans les écoles des zones ciblées.

les élèves de l’EPP Gninoumé

Elle est mise en œuvre dans 304 écoles des milieux les plus défavorisés des cinq (05) régions du Togo, à raison de 143 sur le financement de l’état Togolais, et 161 sur le financement de la Banque mondiale.

Notons que du 03 au 22 septembre 2018 dernier, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) a formé 912 mamans-cantines, issues des 304 écoles bénéficiaires de cette composante « cantine-scolaire » du projet FSB, sur la préparation des repas scolaires à partir des denrées produites dans les différentes localités couvertes par le projet.

Hector Nammangue

 

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