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465 M$ de la Banque mondiale pour l’électrification via les énergies renouvelables

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La Banque mondiale vient d’approuver un nouveau financement de 465 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’électricité dans les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Le financement vise aussi l’intégration des énergies renouvelables dans le Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain (EEEOA).

Pour la Banque mondiale, l’accès à l’électricité en Afrique de l’Ouest passera aussi par le Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain (EEEOA). C’est ce qui motive d’ailleurs la validation d’un nouveau prêt de 465 millions de dollars. Les fonds sont alloués par l’Association internationale de développement (IDA) pour la mise en œuvre du nouveau projet régional d’accès à l’électricité et aux technologies de stockage de l’énergie par batterie (BEST).

Le but de ce projet porté par les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est d’élargir l’accès au réseau électrique à plus d’un million de personnes, renforcer la stabilité du système électrique pour 3,5 millions de personnes supplémentaires et accroître l’intégration des énergies renouvelables dans l’EEEOA. Cette institution à part entière de la Cedeao a pour mission d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional unifié de l’électricité.

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L’électrification rurale

Selon la Banque mondiale qui soutient fortement l’intégration des réseaux électriques ouest-africains, le projet BEST permettra, en Mauritanie, d’étendre l’électrification des zones rurales grâce à la densification du réseau des sous-stations existantes. Ces nouvelles infrastructures bénéficieront aux villes de Boghe, de Kaedi et de Selibaby, ainsi qu’aux villages voisins le long de la frontière sud avec le Sénégal. Les communautés des régions du fleuve et du centre-est du Niger qui vivent à proximité de l’interconnexion Niger-Nigeria bénéficieront également d’un accès au réseau, tout comme les communautés situées autour des sous-stations dans la région de la Casamance au Sénégal.

Dans le cadre du projet BEST, les frais de connexion seront partiellement subventionnés, ce qui, selon la Banque mondiale, contribuera à limiter les coûts pour le million de personnes qui devraient en bénéficier en Mauritanie. En Côte d’Ivoire, au Niger et «éventuellement » au Mali, le projet financera des équipements de stockage afin d’améliorer la stabilité du réseau électrique régional en augmentant la réserve d’électricité dans ces pays et en facilitant l’intégration des énergies renouvelables variables (solaire, éolien, etc.).

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Investir dans le stockage d’électricité

Selon l’EEEOA, les technologies de stockage d’électricité par batteries permettront aux opérateurs des pays d’Afrique de l’Ouest de stocker les énergies renouvelables produites en dehors des heures de pointe et de les distribuer pendant les pics de demande, au lieu de recourir à des technologies de production à plus forte intensité de carbone (centrales thermiques fonctionnant au charbon ou au mazout, Ndlr) lorsque la demande est élevée. Pour sa part, la Banque mondiale estime que le BEST stimulera davantage la participation du secteur privé dans la région en soutenant le marché des énergies renouvelables, car la capacité de stockage de l’énergie par batterie installée dans le cadre de ce projet pourra accueillir les 793 MW de nouvelle capacité d’énergie solaire que l’EEEOA prévoit de développer au Mali, en Côte d’Ivoire et au Niger.

« En travaillant ensemble, ces pays peuvent optimiser les investissements et les économies d’échelle, harmoniser les équipements et les normes, et synchroniser les systèmes afin d’offrir le pouvoir de transformation de l’électricité à un plus grand nombre de personnes et d’ouvrir une nouvelle ère de commerce énergétique à faible émission de carbone », s’enthousiasme Deborah Wetzel, la directrice de l’intégration régionale de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.


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