La nouvelle défraie la chronique au Togo. Depuis le mois de janvier, de 1500 FCFA, le plateau d’œufs à Lomé (capitale du Togo) est désormais à 2200 FCFA. Celui de 2200 F CFA est négocié aujourd’hui à 2600 voire 2700 FCFA. Selon des experts de l’environnement au Togo, interrogés par Vert-Togo, cette inflation des prix dans les points de vente est causée par une variation de température. Cette dernière agirait sur le système endocrinien qui contrôle le métabolisme, la croissance et la reproduction des volailles.
En effet, 2020 a été catégorisée comme l’année la plus chaude jamais enregistrée sur notre planète. Elle a, à cet effet, occasionné d’énormes dégâts climatiques sur les cultures de céréales notamment le soja et le maïs, premières matières qui entrent dans la nutrition des volailles.
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De fait, la consommation alimentaire des oiseaux pondeurs diminue de manière exponentielle avec l’augmentation de la température ambiante. Cette diminution de productivité en plus d’être influencée par le stress thermique est aussi causé par l’insuffisance de l’apport quotidien en certains nutriments. C’est ainsi que les volailles qui ont un système de défense naturelle contre le froid sont quasiment vulnérables face à la chaleur et donc subissent le stress climatique qui a un impact plus considérable sur la production aviaire en Afrique subsaharienne.
Emile Nadji , étudiant en agronomie à l’INFA de Tové et qui s’essaye à l’élevage explique que les productions agricoles qui n’ont pas été au beau fixe au cours de l’année 2020, ont beaucoup agi sur l’alimentation des volailles. Et pourtant c’est la bonne alimentation qui leur apporte l’énergie nécessaire pour leur entretien, mais aussi pour la production et l’apport de chaleur.
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Selon le directeur exécutif de l’ONG ASDI, Hervé Tchassi, la hausse des prix des œufs est due en grande partie au réchauffement climatique qui a énormément agi sur les productions agricoles au sud du Togo. Une hypothèse que le FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) soutient en précisant que le dérèglement climatique pourrait entraîner une hausse de 50% des prix de l’alimentation animale d’ici à 2050.
Au Centre d’excellence régional sur les sciences aviaires (CERSA) de l’Université de Lomé des expérimentations ont d’ailleurs révélé qu’une augmentation de température de plus de 10°C réduit de 5 grammes environ le poids des œufs. Quant à la production de viandes, le directeur du CERSA, Kokou Tona, qui a conduit cette expérimentation, a indiqué qu’il faut pratiquement six (06) mois dans les mêmes conditions pour avoir un poulet d’un kilogramme ; ce qui est assez faible en termes de productivité.
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Il faut noter que, le secteur avicole contribue en partie à la détérioration de la qualité de l’air. Ceci en raison de la quantité d’azote contenue dans les excréments d’animaux et à la qualité de l’azote (déchets traités et non traités) qui ont une répercussion sur l’environnement.
Hector Nammangue



