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Restauration des paysages forestiers d’ici 2030 au Togo : La CTOP implique les OPFA

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Restaurer 1,4 million d’hectares de paysages déboisés et dégradés d’ici 2030, c’est l’objectif que veut atteindre le Togo dans l’initiative AFR100 (African Forest Landscape Restoration Initiative). Un engagement pris par plus d’une dizaine de pays africains et qui été approuvée par l’Union africaine. Cet engagement, qui a été pris par le biais de l’AFR100 et qui se base sur des promesses climat considérables ne pourra être tenu par le pays si tous les acteurs qui touchent aux écosystèmes ne se mettent pas en synergie.

Conscient de cela, la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) avec l’appui de ses partenaires dont la FAO à travers le Mécanisme Forêts et Paysans ont réfléchi à organiser un dialogue national sur le rôle des Organisations de producteurs forestiers et agricoles (OPFA) dans la restauration des paysages forestiers.

Lancé ce jeudi 18 février 2021 à Lomé le dit dialogue vise le renforcement de la reconnaissance du rôle des Organisations de producteurs Forestiers et Agricoles togolaises et leur contribution à l’atteinte de l’engagement de restauration du Togo de 1,4 millions d’hectares d’ici 2030 , à l’AFR100 et au défi de Bonn qui exige la création d’immenses puits de carbone, en améliorant les rendements agricoles.

Il s’agira également de partager les bonnes pratiques et les efforts des OPFA et d’autres acteurs en contribution à la restauration des paysages forestiers.

« Ce dialogue national a été instauré dans la mesure où la restauration du paysage forestier ce n’est pas un sentier qui est dédié à un seul acteur. Il faut la concertation, il faut le dialogue, il faut une synergie pour pouvoir atteindre les objectifs que le Togo s’est assigné dans le compte de la restauration des 1 millions 400 milles hectares d’ici 2030. Ce n’est pas la décision d’une seule personne, il s’agit des producteurs dont les organisations paysannes, des Organisations de la Société Civile qui doivent conscientiser cette population qui touche à la nature. », a expliqué OLOU-ADARA Président du CA de la CTOP.

Avant de poursuivre « A la sortie de cette rencontre, les Organisations paysannes vont partager les expériences du mécanisme forêts et paysans puisque ce mécanisme vise quatre principaux résultats : une gouvernance plus inclusive et des processus intersectoriels conduisant à des politiques favorables, un renforcement de l’entrepreneuriat et de l’accès aux marchés et aux instruments financiers au moyen de chaines de valeur équitables et des services de développement commercial au sein des OPFA, une amélioration des mesures d’atténuation et d’adaptation et de la résilience face au changement climatique à l’échelle des paysages, a travers l’engagement direct des OPFA et enfin l’accès accru et équitable aux services sociaux et culturels. »

M. Djiwa Oyétoundé, chargé de bureau de la FAO-Togo a abordé dans le même sens en indiquant que ce n’est qu’avec l’ensemble des acteurs réunis que l’objectif du Togo en matière de la restauration des écosystèmes sera atteint.
« Restaurer les écosystèmes, c’est faire par exemple dans du pastoralisme et donc c’est faire en sorte que les pâturages puissent produire plus et durablement. Et ce dialogue s’inscrit dans cette droite ligne de parfaire l’engagement des OPFA et d’autres acteurs dans la restauration de 1,4 millions d’hectares d’ici à 2030 à l’AFR100 et au Défi de Bonn. », a-t-il martelé.

Pour information, la restauration des paysages forestiers consiste à inverser le processus de dégradation des sols, des zones agricoles, des forêts et des bassins-versants, afin que ceux-ci recouvrent leur fonctionnalité écologique. Elle peut se traduire par l’introduction volontaire d’essences plus variées et nombreuses dans les jardins, les exploitations agricoles, les champs et les forêts, ou par une régénération naturelle des écosystèmes souffrant de surpâturage, de pollution ou d’une surexploitation quelconque. Elle vise essentiellement à améliorer la productivité des paysages et leur capacité à répondre aux besoins divers et évolutifs de la société.

E.k

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