Togo : Sani Yaya se félicite de l’appui de la BAD dans la disponibilité des données environnementales

« Au niveau du secteur de l’environnement au Togo, l’émergence de la problématique du développement durable nécessite la disponibilité de données fiables, harmonisées et à jour qui permettent  de prendre des décisions qui influencent positivement les changements de l’environnement. » A averti le ministre en charge de l’économie et des finances, Sani Yaya jeudi dernier lors d’un atelier de revue du portefeuille de la Banque Africaine pour le Développement (BAD) au Togo.

Et a-t-il poursuivi  « ainsi, le Projet d’amélioration du système d’information environnementale du Togo (PASIET), soutenu par la Banque, permettra de produire des données statistiques fiables dans un domaine aussi complexe que le changement climatique, a souligné l’officiel togolais. »

Par ailleurs, il est revenu également sur le secteur de l’énergie, dont la Banque a consenti de soutenir l’ambition du gouvernement de parvenir à l’objectif d’un taux d’électrification de 40% à l’horizon 2022 avec une couverture de 300.000 ménages ayant accès à l’électricité.

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Dans le secteur social, quatre grands projets sont en cours d’exécution avec l’appui de la BAD. Ils couvrent les domaines de l’employabilité et l’insertion des jeunes, l’inclusion financière des femmes vulnérables, l’intégration de la formation et la reconstruction des marchés. Autant d’interventions du Groupe de la Bad qui cadrent parfaitement avec l’orientation stratégique du gouvernement à travers le Plan national de développement (PND 2018-2022) adopté le 03 août 2018 et lancé officiellement le 04 mars dernier.

A la date du 14 mai 2019, renseigne le Bureau national de la Banque africaine de développement au Togo, le portefeuille actif (projets nationaux et multinationaux confondus) comprend quinze (15) opérations d’un montant total d’engagements nets de 304,82 millions d’Unités de Compte (UC), soit environ 244 milliards de francs Cfa. Avec un âge moyen de 3,6 années, et un taux de décaissement cumulé de 59%. Un taux de décaissement estimé par la Banque «appréciable par rapport à l’âge moyen du portefeuille ».

Mais ce jour, les principaux défis du portefeuille, affirme la Banque, demeurent : i) la faiblesse des capacités de certaines structures et la lenteur dans le traitement des dossiers ; ii) la faiblesse dans le suivi rapproché des projets ; iii) la question de l’efficacité dans la gestion des marchés publics (aussi bien sur le plan administratif que sur le plan de la gestion de l’exécution des contrats par les entreprises  adjudicataires).

Une situation qui influe sur les taux de décaissements des projets, les capacités d’absorption du pays et l’appréciation sur la gouvernance avec comme résultat final une baisse dans l’allocation des ressources en faveur du Togo.

Justement, en termes de projets nécessitant un suivi très rapproché, la Banque pointe, notamment ; le Projet de développement des agropoles dont la date prévue pour son achèvement était septembre  2018. Il en est encore à 84,4% de taux de décaissement ; le Projet d’appui à l’inclusion financière des femmes vulnérables (PAIFFV), à 44,5% de décaissement pour un achèvement prévu à juin prochain ; le Projet d’appui à la reconstruction des marchés et aux commerçants de Kara et de Lomé, à 57,0% pour une fin attendue en novembre prochain ; le Projet d’appui à l’employabilité et l’insertion des jeunes (17,8%)  à achever en décembre 2020.

Et le ministre Sani Yaya d’insister à l’endroit des coordonnateurs de projets et des unités de gestion : «Il me plait d’indiquer que la qualité du portefeuille est un élément important dans la détermination du montant des ressources à allouer à chaque pays au niveau de la Banque.

En ces périodes de rareté de ressources et de concurrence entre les pays dans la mobilisation des ressources à moindre coût, je sais compter sur chaque coordonnateur et toute son équipe pour l’atteinte des objectifs assignés, afin de nous permettre de disposer de ressources plus importantes.

À cet égard, je voudrais rappeler que dans le cadre de la mise en œuvre du budget programme, la performance des projets et programmes est l’un des principaux critères d’évaluation des unités de gestion des projets ainsi que des coordonnateurs de ces structure

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