Ce jeudi 8 décembre à Lomé, la 5ème édition des Financial Afrik Awards placée sous le thème « l’Afrique dans la finance verte » s’est ouverte. Les travaux ont été lancés par le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Sani Yaya.
La Conférence organisée par le journal Financial Afrik a réuni 300 personnes autour de la finance verte qui est une réponse concrète aux enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique.
Au cours de son intervention le ministre en charge de l’économie M. Sani Yaya a indiqué que la finance verte demeure l’unique opportunité pour non seulement trouver des alternatives de financement, mais également asseoir le développement.
Finance verte : un nouveau programme de l’AFD en partenariat avec le Fonds Vert pour le Climat [1]
« Le gouvernement togolais reste sensible aux questions liées aux ODD. Pour nous, c’est un enjeu existentiel, une urgence. C’est pourquoi le gouvernement Togolais sous la haute orientation du chef de l’Etat Togolais s’est doté d’une stratégie de finance climat en mai 2022 confirmant son intérêt à concilier enjeu de développement dans la feuille de route avec l’urgence climatique. », a-t-il affirmé.
Avant de préciser « Il est important que les initiatives gouvernementales en faveur d’une plus grande résiliente climatique de nos économies soient appuyées par le secteur financier. »
Aussi a-t-il lancé un appel aux institutions financières, ainsi que le secteur privé à proposer des solutions innovantes, permettant à l’Afrique de saisir les opportunités de la finance verte.
Il n’a pas manqué de préciser que le continent ne bénéficie que de 1% des 1000 milliards USD disponibles sur le marché de la finance verte doit adopter de nouveaux mécanismes pour tirer davantage de ses fonds.
Pour Adama Wade, le directeur de publication de Financial Afrik l’Afrique n’a pas encore atteint, loin s’en faut, l’accès universel à l’électricité (moins de 50% en zone UEMOA, seulement 14% en zone rurale), raison pour laquelle elle devra impérativement changer de paradigme pour jouir de la nouvelle donne.
« La finance verte qui consiste à trouver des financements innovants car prenant en compte des facteurs financiers et extra/financiers, se posent dans le monde entier en équations différentes », a-t-il affirmé.
Il faut noter que chaque année le continent Africain fait partie des grands sinistrés des effets pervers des changements climatiques avec des pertes entre 5 et 15% du PIB selon la commission économique pour l’Afrique.